Accueil Non classé Fuir les vaines sciences…

Fuir les vaines sciences…

Commentaires fermés
0
6

Tandis que la Révolution faisait rage, voici ce que répondait Claude de Saint-Martin dans une lettre adressée en 1794 depuis la France à son ami, le baron suisse Kirschberger, infatigable curieux de l’occulte.

« La maçonnerie dont vous me parlez, je ne la connais point et ne puis vous en rendre aucun compte. Vous savez mon goût pour les choses simples, et combien ce goût se fortifie en moi par mes lectures favorites. Ainsi, tout ce qui tient encore à ce que je dois appeler la chapelle, s’éloigne chaque jour de ma pensée… Quant aux ouvrages dans L’Homme de désir… Je vous avoue qu’après de semblables richesses qui vous sont ouvertes (les œuvres de Jacob Boehme), et dont vous pouvez jouir à votre aise à cause de votre langue et de tous les avantages terrestres que la paix politique vous procure, je souffre quelquefois de vous voir me consulter sur des loges et sur d’autres bagatelles de ce genre, moi qui, dans les situations pénibles en tous sens où je me trouve, aurais besoin qu’on me portât sans cesse vers ce pays natal où tous mes désirs et mes besoins me rappellent, mais où mes forces rassemblées tout entières sont à peine suffisantes pour me fixer par intervalle, vu l’isolement absolu où je vis ici sur ces objets. Je me regarde comme le Robinson Crusoé de la spiritualité et quand je vous vois me faire des questions dans ces circonstances, il me semble voir un fermier général de notre ancien régime, bien gros et bien gras, allant consulter l’autre Robinson sur le chapitre des subsistances ; je dois vous dire qu’il lui répondrait :  » Monsieur, vous êtes dans l’abondance et moi dans la misère ; faites-moi plutôt part de votre opulence » ».

Fr. Kearan.

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par coursoccultisme
Charger d'autres écrits dans Non classé
Les commentaires sont fermés.

Consulter aussi

Rituel pour faire venir une succube